La Noé, à Chanteloup-les-Vignes, où Promévil est née

Promévil, expert de l’aller-vers

L’association

Promévil est née à Chanteloup-les-Vignes au début des années 1990, dans une ville que la crise urbaine avait rendue ingouvernable. Jean-Marie Petitclerc, polytechnicien devenu éducateur spécialisé et prêtre salésien, y engage une expérimentation à contre-courant de l’époque : plutôt que de renforcer la réponse sécuritaire, confier à des jeunes du quartier une mission de médiation dans la rue.

L’intuition venait de loin. Elle descend de Don Bosco, ce prêtre turinois du XIXe siècle qui construisit sa pédagogie contre le modèle répressif de son temps, et dont vient le principe qui fonde encore notre métier : l’éducateur est présent au milieu des gens, dans la cour, dans la rue, jamais derrière un bureau.

L’inspirationUne intuition devenue un métier.

« Ne tardez pas à vous occuper des jeunes, sinon ils ne vont pas tarder à s’occuper de vous. »

Don Bosco

Tout notre métier tient dans ce décalage de calendrier. Un conflit traité en amont représente environ 140 € ; le même conflit, une fois envenimé, en coûte 840. Un enfant seul sur un parc à minuit ne devient un dossier que le jour où il est trop tard. Ce que fait une équipe de médiation, c’est occuper le terrain avant que le problème ne l’occupe : être là avant, pendant et après, connaître les prénoms, revenir la semaine suivante. C’est le contraire d’une intervention. C’est une présence.

Notre histoire

Début des années 1990, l’expérimentation de Chanteloup

Chanteloup-les-Vignes traverse une crise urbaine. L’expérimentation est engagée avec le maire de l’époque, Pierre Cardo : confier à des jeunes du quartier une mission de médiation dans la rue. L’intuition est simple et contre-intuitive à l’époque : les personnes les mieux placées pour apaiser un territoire sont celles qui en viennent. C’est un principe que nous n’avons jamais abandonné, et nos médiateurs viennent aujourd’hui encore, le plus souvent, des territoires où ils interviennent.

1992, Les Messagers

L’expérimentation se structure en association d’insertion, Les Messagers, centrée sur la médiation de rue. Trois terrains d’intervention se dessinent, qui restent les nôtres aujourd’hui : les transports urbains et ferroviaires, les organismes de logement social, les collectivités territoriales.

1995, la création de Promévil

Promévil est fondée pour modéliser l’expérience des Messagers et en faire un métier : un référentiel, une formation, un encadrement, une exigence de qualité de service. L’association s’associe au Valdocco pour créer un institut de formation aux métiers de la ville.

De 1995 à aujourd’hui, la professionnalisation d’un secteur

Clarté des missions, rigueur de la formation, qualité du management : ces trois exigences ont fait de Promévil une référence sur le métier de médiateur social, et ont contribué à la reconnaissance progressive de la profession, jusqu’à sa normalisation par l’AFNOR en 2016.

Cette antériorité est documentée. Dès 2002, le métier est théorisé dans Pratiquer la médiation sociale. Un nouveau métier de la ville au service du lien social, publié chez Dunod par le fondateur de l’association : quatorze ans avant que la norme n’existe, l’ouvrage pose déjà le médiateur comme un tiers qui n’appartient à aucun des camps en présence.

14 novembre 2025, les trente ans

L’association a fêté ses trente ans salle Le Phénix, à Chanteloup-les-Vignes, autour d’une conférence intitulée « Médiation sociale : histoire et perspectives », sous le Haut patronage de Jean-Louis Borloo et en présence de Pierre Cardo et de Catherine Arenou.

Aller-vers

L’aller-vers, une méthode qui a cent cinquante ans

Notre pratique porte un nom que le travail social emploie beaucoup aujourd’hui : l’aller-vers. Ce n’est pas un mot d’époque, c’est un renversement pédagogique documenté.

Le système préventif de Don Bosco repose sur trois piliers : la raison, la religion et l’amorevolezza, cette affection guidée par une intention éducative qui n’a pas d’équivalent exact en français. La formule qui le résume est restée : sans affection il n’y a pas de confiance, sans confiance il n’y a pas d’éducation. Son principe d’application tient en une exigence, la présence de l’éducateur au milieu des jeunes, et non la surveillance à distance.

Le renversement est là. Là où l’institution attend que le public vienne à elle, guichet, permanence, réunion publique, cette pédagogie fait l’inverse : elle va là où les gens sont déjà.

Ce n’est pas une question de bonne volonté, c’est une question de dispositif, et l’écart se mesure. Une réunion publique en soirée trie sa population : viennent ceux qui sont disponibles, déjà mobilisés, à l’aise avec la parole institutionnelle. Le porte-à-porte, la maraude, la présence au pied de l’immeuble atteignent précisément ceux que la première méthode manque. C’est ce qui fait passer la participation à une concertation de réhabilitation de 14% à 73%.

Questions à domicile

L’expertise en médiation sociale de Promévil se met au service de vos démarches d’enquête et de concertation grâce à notre partenariat depuis 2022 avec Questions à domicile, expert en dispositifs participatifs, notamment en « aller vers », notre ADN commun.

DéfinitionCelle du séminaire européen de 2000.

Ce que nous entendons par médiation sociale

La définition de référence est celle adoptée en 2000 lors d’un séminaire européen réuni à Créteil à l’initiative du ministère de la Ville : un processus de création et de réparation du lien social et de règlement des conflits de la vie quotidienne, dans lequel un tiers impartial et indépendant tente, à travers l’organisation d’échanges entre les personnes ou les institutions, de les aider à améliorer une relation ou de régler un conflit qui les oppose.

Cette définition dit deux choses que nous tenons pour essentielles. Le médiateur est un tiers : il n’appartient à aucun des camps en présence, et c’est ce qui le rend audible des deux côtés. Et son travail relève d’un processus, pas d’une intervention : il se construit dans la répétition et dans la durée.

Le sourire d'un médiateur Promévil
© Bruno Lamy / Juste une image

Équipe de pilotage

Direction

Portrait de Gauthier Faivre

Gauthier Faivreprésident

Portrait de Marine Riant

Marine Riantdirectrice générale

Portrait de Raphaël Gastaldello

Raphaël Gastaldelloassistant manager

Chefs d’équipe et encadrants opérationnels

  • Bolel Ba médiation chantier et concertation, référent Seine-Saint-Denis et Paris.
  • Samba Baye médiation urbaine, référent Hauts-de-Seine.
  • Ayousseni Conté médiation sociale et urbaine, référent Val-d’Oise et Yvelines.
  • Binta Diarrah médiation et inclusion numérique, accès aux droits et services.
  • Stella Itoumou médiatrice chantier, référente Seine-et-Marne, vingt ans d’expérience.
  • Alain Mabundu Kusakana chef de service, médiation transport.
  • Emmanuel Mbong encadrant, quarante ans de carrière au service de la médiation sociale.
  • Abou Seck médiation urbaine, formateur, référent Essonne.

Nos effectifs

Nos effectifs

Promévil emploie 50 salariés au 31 juillet 2026, dont quatre apprentis en médiation sociale, accès aux droits et services. L’association s’appuie en complément sur un réseau de 243 médiateurs formés, mobilisables selon l’ampleur des dispositifs déployés : c’est ce qui permet de monter en charge sans délai de recrutement ni baisse d’exigence.

EngagementsUne charte signée.

Nos engagements

Charte éthique

Sept valeurs guident l’exercice de nos missions : l’échange, l’écoute, le respect, le dialogue, l’intégrité, la diversité et la transparence. Elles se déclinent en trois engagements que signent nos principales parties prenantes.

Favoriser l’échange et le dialogue

en interne par la valorisation du capital humain et un cadre de travail coopératif ; avec nos usagers et nos clients par une attitude responsable et hospitalière ; avec nos partenaires et nos fournisseurs par un dialogue continu.

Agir avec intégrité et transparence

comportement éthique irréprochable, transparence financière, respect de la réglementation, refus de tout avantage indu à l’égard d’agents publics, prévention des conflits d’intérêts.

Assumer notre responsabilité sociale et environnementale

respect des droits fondamentaux et des normes du travail, protection de l’environnement, non-discrimination sous toutes ses formes.

Réunion d’équipe chez Promévil

Nous rejoindre

Nous recrutons régulièrement des médiateurs sociaux sur nos différents dispositifs, en Île-de-France. Le métier ne demande pas un diplôme particulier au départ : il demande une capacité d’écoute, du sang-froid, et l’envie de travailler dehors, au contact.

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Place rénovée d'un quartier résidentiel, habitants de toutes générations

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